Philippe Pécout
Maire de Laudun-L’Ardoise


« Il faut surprendre parfois même choquer, susciter la critique bonne ou mauvaise. »

S’il était une œuvre d’art, Philippe Pécout se glisserait fort volontiers dans un Buste de Marianne et de préférence dans celui, réalisé à l'occasion du Centenaire de la Révolution française en 1889 par le sculpteur Biterrois Jean-Antoine Injalbert. Documentaliste de formation, en exercice jusqu’en mars 2015 à la Conservation des Musées du Gard, passionné d’histoire et de patrimoine, Philippe Pécout n’hésite pas à revêtir le rôle de guide lors des journées du Patrimoine. Adjoint au maire de Laudun-L’Ardoise en charge des risques majeurs, du patrimoine et du tourisme de 2008 à 2014, il consigne dans un livre l’histoire et le patrimoine de Laudun-L’Ardoise « Laudun-L’Ardoise, Mémoire en Images » aux éditions Alain Sutton. Lors de la 1er édition de la Biennale d’Arts Contemporain de Laudun-L’Ardoise en 2013, Philippe Pécout était chargé plus particulièrement de l’hommage rendu au peintre figuratif Albert André décédé à Laudun en 1954. Autant dire qu’il connait l’événement de l’intérieur et en tant que maire de la ville aujourd’hui, encourage l’ouverture de sa commune à la culture, à l’art contemporain dans la continuité du Salon des arts et de la première Biennale. « Aux yeux de l’historien de l’art que je suis, il est primordial de croiser les regards, entre le travail d’un artiste au 20E siècle telle que Colette Richarme, peintre Héraultaise à qui sera rendu hommage et le travail d’artistes actuels. » Evoquant tour à tour agriculture, industrie, patrimoine et tourisme, Philippe Pécout souhaite au travers de la Biennale faire connaitre sa ville et le territoire au plus grand nombre, des habitants aux artistes nationaux et internationaux. Chacun s’inspirant des lieux et de leurs histoires à travers un parcours dans une dizaine de communes du Gard Rhodanien*. « Il faut surprendre parfois même choquer, susciter la critique bonne ou mauvaise, je suis prêt à recueillir toutes les réactions et à défendre cet événement. » Quant à une éventuelle ouverture vers d’autres communes telle que Nîmes, Philippe Pécout se dit plutôt favorable au rapprochement et ne manquera pas de défendre le sujet en qualité de Conseiller départemental cette fois-ci.
* Domazan, Laudun-L’Ardoise, Pouzilhac, Remoulins, Tresques, Uzès, Saint Laurent-des-Arbres

Yves Faure
Elu à la culture de Laudun-L’Ardoise


En tant qu’élu à la culture de Laudun-L’Ardoise depuis mars 2014, Yves Faure considère la Biennale de Laudun-L’Ardoise Gard comme une opportunité d’ouverture vers les cités voisines. « Certains villages, forts de l’expérience de 2013 ont demandé à faire parti du circuit, d’autres anticipent sur la programmation et ont été force de propositions. » Œnologue puis professeur des écoles, Yves Faure s’attache à créer des passerelles entre l’enseignement « classique » et l’art. « En partant d’une lecture bien choisie comme La Sorcière Camomille qui visite Paris puis le Louvre, on entre de plein pied dans un lieu ou la moindre œuvre offre tous les possibles de partage ». Il n’hésite pas à organiser des sorties et rencontres d’artistes notamment lors des expositions organisées par l’association Signature à Laudun-L’Ardoise. « Les élèves sont demandeurs. Certains préfèrent le figuratif d’autres l’abstrait. Ils se racontent des histoires à n’en plus finir. » Véritables prescripteurs auprès des parents, les enfants et grands-parents jouent un rôle évident dans la découverte et l’ouverture à l’art. Fidèle de certaines galeries et visiteur d’expositions dès que son emploi du temps le lui permet, Yves Faure se dit impressionné par le parcours de Colette Richarme, par sa grande liberté d’expression et sa maitrise de la technique. Un très bel hommage en ouverture de la Biennale Laudun-L’Ardoise Gard 2016.

Patrice Prat
Député du Gard


LES ARTS AU SERVICE D’UN PROJET DE TERRITOIRE

La Culture est une formidable ouverture sur le monde. Son budget devrait être sanctuarisé au même titre que la recherche ou l’éducation. Elle contribue au « vivre ensemble », repousse les préjugés, libère de belles énergies et donne les clés de l’égalité. Manifestement nous assistons à la fin de quelque chose. Ces phases de mutation constituent une véritable révolution. Tout aussi enrichissante que déstabilisante, cette période doit être accompagnée et la Culture, les arts quels qu’ils soient sont des vecteurs puissants. La Biennale de Laudun-L’Ardoise Gard que j’ai mis en place en 2013 doit faire voler en éclat les préjugés par rapport aux arts et donner une nouvelle image à un territoire riche d’un passé rural et industriel. La reconversion est en cours.
Véritable base industrielle du Languedoc-Roussillon, située dans le delta du Rhône ouverte tout à la fois vers l’Europe du Sud avec l’Italie ou L’Espagne et l’Europe du Nord via le fleuve, Laudun-L’Ardoise se trouve au cœur d’un bassin de vie résolument tourné vers l’avenir et le modernisme. Afin d’encourager l’implantation d’entreprises il faut, certes de l’habitat disponible, des écoles, mais aussi un tissu associatif et culturel dense. Aussi professionnelle que pour sa première édition en 2013, la Biennale d’art contemporain, design et nouvelles technologies Laudun-L’Ardoise Gard 2016 surprendra encore le visiteur d’ici et d’ailleurs. C’est son rôle. De villes en villages, la Biennale recentrée sur le Gard, essaime et s’assigne pour objectif de contribuer à offrir une nouvelle identité forte à ce département.

Patrice Prat
Député du Gard

Féru d’art, Patrice Prat aime à explorer l’univers de la sculpture, de la peinture, du design sans omettre la photo. Une certitude, les artistes contemporains proposent un questionnement sur l’homme qui rejoint son engagement politique et représente, parfois, une source d’inspiration. Un espace intime et vibrant aux couleurs du sud, celles de la Méditerranée façon Matisse, Picasso ou Miro. Tout un programme !

Biennale d’Arts Contemporains Laudun–L’Ardoise Gard